Énergies renouvelables

Production de biogaz à la STEP du Reyran

La CAVEM co-finance avec l'ADEME le projet de traitement des boues de la station d'épuration du Reyran. Ce traitement devrait permettre de réduire le volume des boues tout en produisant une source d'énergie valorisable.

 


Dévoilé au public le 5 septembre 2016 ce projet d'envergure au procédé innovant permettra très prochainement de transformer les boues de la station d'épuration du Reyran en énergie verte.

Inédit en région PACA, il s'inscrit dans l'engagement de la CAVEM dans l'accompagnement de la transition énergétique du territoire notamment avec l'élaboration du Plan Climat Energie Territorial.

Co-financé avec l'ADEME, le coût de la mise en place de ce dispositif s'élève à 8 millions d'euros dont 4 millions subventionnés par l'ADEME.

Le 21 novembre 2018 à Paris à l'occasion du Salon des Maires et des Collectivités locales, Roland BERTORA, Président de la CAVEM, et Jean-Luc CIZEL, Directeur clients et territoires Méditerranée de GrDF, en présence de Maurice CHABERT, Conseiller communautaire de la CAVEM, ont signé un contrat d'injection de biométhane dans le réseau de distribution de gaz naturel.

Des avantages écologiques et économiques

Chaque année la station d'épuration du Reyran traite 10 millions de m3 d'eaux usées. Après les phases de décantation et de déshydratation, 10 000 tonnes de boues sont générées et acheminées en centre de compostage. 

Le traitement sur place d'une partie de ces boues permettra de réaliser des économies sur le transport et réduire le bilan carbone de la station tout en produisant une source d'énergie valorisable : le biogaz.

Une partie de ce gaz sera vendu à GRDF, l'autre partie sera utilisée par la station pour couvrir 50 % de sa consommation.

Ce dispositif permettra de réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre de la station.

Processus de production du biogaz

La transformation en énergie est réalisée en anaérobiose grâce à l'action bactérienne. Les boues sont transformées en un biogaz composé à 65 % de méthane et à 35 % de CO2.

Une unité permettra ensuite de traiter ce biogaz pour obtenir du biométhane qui sera ensuite réinjecté directement dans le réseau de gaz de GRDF.

Durant ce processus, des pompes à chaleur seront utilisées pour ne pas brûler d'énergies fossiles et pour valoriser la totalité du gaz.

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