Hygiène, Santé

Questions à Françoise Kaidomar, 14e Vice-Présidente déléguée à l’hygiène et à la santé

© Michel Johner

En cette période de crise sanitaire, la CAVEM intervient avec la mise en place d’un centre de vaccination. Une action qui vient en complément des nombreux actes accomplis tout au long de l’année dans le domaine de l’hygiène et de l’habitat. À la CAVEM, Françoise Kaidomar gère ces délégations. Présentation.

 

Madame la Vice-Présidente pouvez-vous nous présenter vos délégations ?

Le service d’hygiène et de santé contient plusieurs sous-unités. Nous possédons une partie santé qui concerne la vaccination et la prévention. La vaccination est dédiée, par exemple, aux contrôles des carnets de santé des enfants avant d’entrer à l’école, aux vaccinations obligatoires pour les enfants, mais aussi à la vaccination des plus précaires et à la participation aux campagnes nationales comme la grippe.

Ma délégation concerne également la santé et l’environnement avec la surveillance des eaux de baignade en complément des prélèvements de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et de Veolia. Il y a aussi la surveillance de la qualité de l’air et des événements polluants ponctuels. Nous effectuons également la vérification de la mise en conformité des logements au réseau d’assainissement.

La seconde partie de la délégation inclut le service hygiène et habitat qui possède un rôle important dans la prévention et l’évaluation des logements insalubres tout comme l’hygiène alimentaire et la restauration.

Dernière partie, les nuisances sonores où nous devons nous prendre en considérations les conséquences en termes de santé. Cela concerne en particulier l’évaluation du bruit autour des grands axes routiers pour mesurer l’impact sur la qualité de vie et la santé des habitants. Il existe également des nuisances sonores liées à la vie nocturne.

 

Quels sont les points forts et les points d’amélioration dans ces domaines ?

Je pense que si le Président a souhaité que cette délégation soit représentée par ce poste de Vice-Président c’est qu’il attache une importance à l’implication des élus des collectivités territoriales dans la réalisation des politiques de santé sur le terrain. Cela comprend plusieurs volets avec notamment l’attractivité de la zone et du territoire pour les professionnels de santé. On assiste à des désertifications médicales, nous sommes en train de travailler sur la réalisation d’une brochure destinée aux professionnels de santé pour faire connaître les atouts de notre territoire. La CAVEM n’est pas qu’une station balnéaire qui ne vit que l’été. Certains pensent qu’ici nous sommes en sureffectif de médecins et décident de ne pas venir alors que ce n’est pas le cas. Nous souhaitons garder les médecins qui font leur internat à l’hôpital. J’ai demandé aussi à ce que la communauté d’agglomération adhère à l’association Élus Santé Public et Territoires. Nous devons développer plus de lien avec les ARS.

Le service hygiène et santé s’appuie sur des équipes structurées mais insuffisantes, il doit être développé notamment dans l’hygiène alimentaire, mais aussi dans l’hygiène de l’habitat où nous devons être pluridisciplinaires.

Pour la qualité des eaux de baignade et de l’environnement, nous aimerions être mieux synchronisé avec les prélèvements réalisés par l’ARS et Veolia pour peut-être se spécialiser en saison sur la qualité des eaux de baignade quand survient un événement inopiné comme de grosses intempéries.

Quelles réalisations envisagez-vous au cours de votre mandat ?

Le service de l’hygiène alimentaire fonctionne bien, nous souhaiterions le développer sur des actions de formation et de prévention en particulier pour le public de la petite restauration saisonnière et pour des petits établissements pour éviter qu’ils commettent des erreurs lors de la création de leurs restaurants. Quand on repère un dysfonctionnement, on aimerait proposer un accompagnement pédagogique et ne pas être juste celui qui repère et sanctionne. On souhaite les accompagner pour qu’ils ne recommencent pas les mêmes erreurs et puissent continuer à travailler en apportant la sécurité d’hygiène attendue par les clients.

J’aimerais aussi développer les ateliers santé et préventions. En plus d’ateliers ou de conférences, il faudrait que via une unité de santé mobile nous allions à la rencontre des gens pour apporter la prévention sur le diabète, les troubles de l’audition, l’ostéoporose… Pareil dans les écoles avec la nutrition, la prévention des addictions... C’est très large et très riche, mais c’est passionnant.