Economie

Questions à Gérard Charlier de Vrainville, 6e Vice-Président de la CAVEM délégué au Développement Économique

Dès ce jeudi 26 novembre, la CAVEM lance sa rubrique d’interview des Vice-Présidents.
Gérard Charlier de Vrainville, Vice-Président délégué au Développement Économique inaugure cette rubrique où les élus sont amenés à présenter leurs délégations, mais aussi les projets qui pourraient voir le jour au cours de leur mandat.

© Michel Johner

En cette période de crise sanitaire, le Développement Économique de la CAVEM joue un rôle important auprès des entreprises du territoire. Des aides financières ont été mises en place pour soutenir les différents secteurs d’activités touchés par cette crise sans précédent. À la CAVEM, Gérard Charlier de Vrainville pilote cette compétence. Présentation.

 

Monsieur le Vice-Président pouvez-vous nous présenter votre délégation ?
Le but de cette délégation est d’accompagner le Développement Économique sur le territoire. Nous sommes là pour poser des bases stratégiques sur le type d’économie à développer, pour travailler sur l’attractivité économique et pour fédérer les énergies qui permettent ce développement afin de prospecter sur l’avenir. Il a été mis en place à l’initiative du Président Frédéric Masquelier la première cellule de soutien intercommunale aux victimes économiques et sociales. Tout cela est fédéré par cette maison de l’économie qui a été créée au Château Gallieni. Cette structure est une excellente idée. Maintenant, l’objectif est de la faire vivre et de la développer. Le contexte actuel n’est pas facile, mais le risque en économie est de ne pas prendre de risque.  

 

Quels sont les points forts et les points d’amélioration dans ce domaine ?

Nous avons énormément de foncier improductif, c’est une contrainte récurrente mais qui n’est pas catastrophique. Ce foncier n’est pas limité par la surface, mais par des qualités normatives telles que le risque inondation, le risque incendie…
La 2e difficulté c'est le coût du foncier restant. Quand il est exploitable, il coûte très cher parce que l'on est sur la Côte d'Azur avec une population qui augmente. Cela nous oblige bien souvent à modifier nos projets dans la mesure où il faut économiquement les rendre le plus rentables : produire du collectif rapporte plus que de faire des bureaux ou des laboratoires. Ensuite, le territoire se situe entre deux grandes métropoles que sont Nice Côte d’Azur et Toulon Provence Méditerranée. Exister entre ces deux métropoles n’est pas facile. La high-tech a besoin de cerveaux et ces derniers sont dans les métropoles et pas dans les villes comme les nôtres. Malheureusement, nous avons un ratio entre la population et les étudiants qui est très faible.
Dernier point où nous avons un petit handicap, c'est que sur le territoire, nous n’avons pas de mastodonte industriel, nous fonctionnons sur de l'économie de service. Nous avons des entreprises qui, bien que dynamiques et innovantes, sont souvent d’une taille relativement modeste.
Heureusement, il y a beaucoup d’éléments positifs avec d’abord une très bonne situation stratégique. Certes nous sommes entre deux grandes métropoles, mais nous sommes dans une région privilégiée avec une démographie importante et un cadre de vie qui attire les gens. On est un peu la Californie française. On peut profiter de notre proximité avec ces métropoles, nous ne sommes pas loin d’un aéroport international, nous avons l’autoroute avec des terrains à proximité. Nous avons des atouts intéressants pour nous développer. L’objectif de la CAVEM est de lutter contre la logistique ; nous devons accueillir des entreprises et non être des hangars de stockage des entreprises des métropoles.

 

Quelles réalisations envisagez-vous au cours de votre mandat ?

Il faut profiter de cette sortie d’autoroute pour essayer d’en faire une zone high-tech. Cela pourrait être la seule zone de la Côte d’Azur à avoir une sortie d’autoroute directe, ce qui serait très vendeur. Il reste encore un peu de foncier au Capitou que l’on peut développer. On peut rentrer dans une concurrence positive avec Sophia Antipolis. Notre objectif est que la CAVEM pilote l’opération et que l’on choisisse les entreprises qui viennent s’installer. Il faut des entreprises qui créent de l’emploi, qui font venir des étudiants et de la matière grise. Il faut sûrement envisager de créer un campus ou de faire venir des antennes d’autres écoles sur le territoire. Nous avons également de nombreuses zones d’activités. Il faudrait mutualiser pour qu’elles travaillent ensemble tout en laissant à chaque maire la main mise sur ces zones.