Actualités

Questions à Martine Bouvard, 7e Vice-Présidente de la CAVEM déléguée à l’agriculture

© Michel Johner

L’agriculture et les productions locales sont des éléments importants pour le territoire de la CAVEM. De grands projets sont en cours pour aider les agriculteurs dans la vente de leurs produits et la protection de leurs terres contre les inondations. À la CAVEM, Martine Bouvard pilote cette compétence. Présentation.

 

Madame la Vice-Présidente pouvez-vous nous présenter votre délégation ?
C’est une délégation assez vaste, dans le prolongement de l’Atelier national de l’Argens, qui englobe le territoire de la CAVEM et plus spécifiquement la basse vallée de l’Argens. Nous avons là des territoires qui sont très complémentaires d’une commune à l’autre. Ma mission, définie par le Président Frédéric Masquelier, consiste à valoriser les circuits courts et les productions locales. Elle vise au développement de l’agriculture à travers des projets d’aménagements agricoles et agritouristiques, mais aussi à la mise en œuvre du projet d’alimentation territoriale. C’est une délégation transversale, très vaste, qui couvre beaucoup d’emplois directs et indirects et c’est un projet qui engage l’avenir.

 

Quels sont les points forts et les points d’amélioration dans ce domaine ?

Bien des choses ont déjà été mises sur les rails par Sébastien Perrin qui s’en occupait précédemment. Il m’a passé le relais et nous avons commencé à travailler bien avant l’élection. Parmi les points forts, nous retrouvons les circuits courts : nous avons un projet d’extension de la maison du terroir de Roquebrune-sur-Argens qui pourrait servir de modèle aux autres communes. Deuxième point fort : la plateforme fermière/drive sur un terrain déjà acquis, sur la RDN7, à Puget sur Argens. Cette plateforme permettra aux agriculteurs de vendre leurs produits sur un marché local suffisamment large pour leur assurer des revenus réguliers. On pourra à partir de là faire des projets de développement agricole. De plus, il est prévu un drive pour les particuliers, une boutique show-room pour mettre en avant les productions du moment, ainsi qu’un atelier de transformation. Ce point fort va s’appuyer sur des hameaux agricoles : ce seront des bâtiments agricoles et d’habitation construits selon un cahier des charges avec pour objectif de s’intégrer dans le paysage, par l’emploi de matériaux respectueux de l’environnement et à zéro empreinte carbone. Deux d’entre eux sont déjà bien avancés. Le dossier est déjà très détaillé avec des acquisitions foncières pour le hameau de Saint-Pons et des acquisitions à venir pour le hameau des Amandiers. Ce seront deux lieux importants pour dynamiser l’agriculture sur les deux vallées. Ils permettront la remise en culture des terres qui sont aujourd’hui en friche. Ils devraient sortir de terre en 2021-2022. Ces hameaux accueilleront soit de nouveaux agriculteurs, soit des agriculteurs qui sont aujourd’hui en zone inondable. La remise en état des terres en friche se fera tout en favorisant la biodiversité.

 

Quelles réalisations envisagez-vous au cours de votre mandat ?

La plateforme de circuit courts et les hameaux agricoles font partie des opérations à court terme. Aujourd’hui nous sommes seulement à 8 % de productions locales alimentaires. Si au cours de mon mandat j’arrive à doubler ce chiffre je serai ravie ! Je souhaite également développer l’agritourisme pour répondre à un nouveau type de tourisme plus proche de la nature. Après le 1er confinement, les demandes de se balader à vélo ou à pied dans la nature se sont multipliées. On peut envisager de la randonnée itinérante chez nos viticulteurs et chez nos maraîchers. Nous avons d’ailleurs un projet d’implantation d’une base vélo à proximité du hameau des Amandiers pour découvrir la plaine avec des sentiers existants qu’il faut remettre en état. Ce territoire est vraiment un trésor. Nous devons bien sûr protéger les agriculteurs des inondations, le projet de redynamisation de l’agriculture concorde avec le réaménagement de l’Argens et de ses affluents. On ne peut pas envisager de développer l’agriculture sans prendre des mesures pour protéger nos agriculteurs des inondations. La reconquête des terres agricoles se fera en préservant les trames vertes et bleues. Actuellement sur le territoire deux zones agricoles protégées existent et notre projet est d’en créer de nouvelles afin de préserver la vocation agricole des terres de la Basse vallée de l’Argens et du Reyran.