Mobilité, Tourisme

Questions à Stéphane Iseppi 10e Vice-Président de la CAVEM délégué aux transports et à la mobilité, au foncier et au tourisme

© Ville de Saint-Raphaël - Patrice TEXIER

Parmi les enjeux importants de la CAVEM, les transports et la mobilité, le tourisme intercommunal et le foncier rythment le quotidien de la population. Trois sujets très importants qui sont en constante évolution. À la CAVEM, Stéphane Iseppi gère ces délégations. Présentation.

 

Monsieur le Vice-Président pouvez-vous nous présenter vos délégations ?

Mon premier gros dossier, c’est les transports et la mobilité. C’est une délégation avec des dépenses assez importantes. Cela comprend les transports publics avec les bus, mais aussi les modes doux de transports. Fin novembre, nous avons tenu notre première commission dans ce domaine. Nous travaillons en synergie avec toutes les villes. Notre réseau de bus est Agglobus, il comprend les lignes urbaines, scolaires et aussi le transport à la demande. Cela concerne l’organisation du réseau, mais le Président souhaite également que nous ayons un contrôle qualité plus précis sur tout le réseau que ce soit sur les bus, les trajets et les arrêts de bus. Nous avons également des relations avec le service ZOU de la Région car leurs lignes passent sur la CAVEM. Le réseau Agglobus, c’est près de 2 millions de voyageurs par an, même si en 2020 ce sera moins suite à la crise sanitaire. Sur les trois dernières années, il y a une forte évolution du nombre de passagers. Nous faisons avec des partenaires des efforts sur les tarifs, cet hiver nous avons proposé huit jours de gratuité, la CAVEM et la Région prennent également en charge une partie des frais des cartes scolaires.

Concernant le tourisme intercommunal, actuellement Fréjus Roquebrune-sur-Argens et Saint-Raphaël ont des offices de tourismes classés et ont donc gardé la compétence tourisme. Puget sur Argens et les Adrets de l’Estérel se sont réunis et sont les pionnières de cet office de tourisme intercommunal. De fortes évolutions sont à venir.

Ma délégation sur le foncier consiste à l’acquisition d’espaces un peu pour tout. Le foncier, c’est racheter des parcelles pour protéger la population, y faire des infrastructures ou des modifications.

 

Quels sont les points forts et les points d’amélioration dans ce domaine ?

Aujourd’hui, notre point fort concernant les bus est d’être à l’écoute des usagers. Notre maillage des bus a été revu au cours des dernières années, ce qui explique la hausse de la fréquentation. Parmi les points d’amélioration, il y a certains quartiers qui se développent et sur lesquels nous travaillons pour réadapter les lignes. Nous allons également travailler sur l’accessibilité aux bus pour les personnes à mobilité réduite. Je pense qu’aujourd’hui les bus sont adaptés, les arrêts beaucoup moins. C’est un travail que les villes doivent faire en partenariat avec la CAVEM, mais c’est elles qui ont la compétence sur chacun de leurs arrêts. C’est aux villes de faire les travaux nécessaires.

Quelles réalisations envisagez-vous au cours de votre mandat ?

Nous sommes en train de regarder pour faire évoluer les bus vers un engagement environnemental. Aujourd’hui, une partie du réseau fonctionne à l’électrique surtout pour les courtes distances. Mais demain, c’est aussi le gaz et l’hydrogène qui pourraient être exploités. Pour le gaz, nous avons la Step du Reyran et ce serait dommage de ne pas en profiter. Nous échangeons avec notre délégataire sur ce sujet.

Pour le développement du transport doux, nous sommes en train de travailler sur un plan vélo. Il y a une demande dans la population, c’est quelque chose de très important. Chaque ville s’est lancée dans l’aventure vélo, mais il faut que ce travail soit fait sur l’ensemble de la communauté d’agglo. S’il existe une piste cyclable sur le front de mer dans une ville et qu’il n’y en a pas dans la ville voisine pour se relier cela n’a aucun intérêt.

Les aires de covoiturage font aussi partie de ma délégation. Vinci qui possède des échangeurs assez importants est revenue vers nous sur ce sujet. On s’est dit que certains parkings devaient être agrandis et pourraient même devenir des pôles multimodaux. Ils pourraient contenir une aire de covoiturage, des bornes de recharge électrique, des parkings à vélo, mais aussi des aires pour accueillir des bus. Il pourrait y avoir aussi la création d’une application pour le covoiturage

Dans le domaine du tourisme, la volonté du Président est d’avoir un office intercommunal qui réunit les cinq communes du territoire avec Estérel Côte d’Azur. C’est très important, le tourisme est une puissance économique pour notre territoire. Nous adaptons d’ailleurs nos lignes de transports lors de la période estivale. Tout cela passe par la CAVEM, notre territoire est un diamant brut. Promouvoir le territoire tous ensemble est une force pour demain. C’est cela la puissance d’un territoire. Il faudra sûrement garder des offices dans chaque ville bien sûr pour l’accueil des touristes, mais surtout il faudra faire une promotion globale du territoire.  Pour cet Office de Tourisme Intercommunal, l’échéance est courant 2021.

Pour le foncier, nos acquisitions concernent la protection mais aussi l’innovation. Depuis le début de la mandature, il y a une accélération d’acquisitions en cours qui viennent à terme sur des espaces inondables. Sur Roquebrune-sur-Argens, nous avons fait des acquisitions récemment pour le lit de l’Argens. C’est un travail important, car nous savons que sur l’Argens il est nécessaire de faire des adaptations pour protéger la population. Sur le secteur de Vaulongue, il y a le projet de l’écrêteur, il y a également des rachats en cours pour sécuriser la Palud.

Le foncier concerne aussi le développement économique, la stratégie est de rechercher encore du foncier pour avoir des pôles d’activités compétitifs avec des entreprises de pointe qui amènent de l’emploi. Il convient également créer des zones pour les artisans. Il faut néanmoins faire attention au développement du commerce à outrance des grandes enseignes. Il ne faut pas s’y opposer mais avoir un développement cohérent ce qui n’a pas été le cas ces 30 dernières années. Il ne faut pas se retrouver avec des zones gigantesques qui seront pour demain à moitié à l’abandon. Pour éviter cela, il faut un territoire avec un équilibre commercial.